Jean-Marie Kaseya Tshinyamba appelle les députés provinciaux à la responsabilité et alerte sur les dérives susceptibles de ternir l’image de la province
KOLWEZI. — C’est parti pour la session parlementaire ordinaire de septembre à l’Assemblée provinciale du Lualaba. Le président de l’organe délibérant, Jean-Marie Kaseya Tshinyamba, a procédé, mercredi 30 septembre 2026, à l’ouverture solennelle de cette session, communément appelée session budgétaire.
La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités de la province, notamment la gouverneure du Lualaba, Fifi Masuka Saïni, le commissaire divisionnaire de la Police nationale congolaise ainsi que plusieurs chefs coutumiers.
Une présence qui a conféré à cette rentrée parlementaire une dimension institutionnelle particulière, au moment où l’Assemblée provinciale entame une période consacrée notamment aux questions budgétaires.
Un ordre du jour consacré au discours du président
Pour cette séance d’ouverture, un seul point figurait à l’ordre du jour : le discours du président de l’Assemblée provinciale.
Jean-Marie Kaseya Tshinyamba a ainsi saisi cette tribune pour dresser un état des lieux de la situation de la province et rappeler aux élus provinciaux les exigences liées à l’exercice de leur mandat.
Son intervention a notamment porté sur les questions judiciaires concernant certains membres de l’Assemblée, mais également sur la situation sécuritaire, sociale et politique du Lualaba.
Le dossier Eddy Kapend au cœur du discours
Dans son adresse à la plénière, le président de l’Assemblée provinciale a informé ses collègues de l’autorisation des poursuites judiciaires visant le député provincial Eddy Kapend.
Selon les éléments communiqués lors de la séance, cette autorisation a été votée par le bureau de l’Assemblée provinciale le 17 septembre, à la suite d’un réquisitoire du procureur général.
Jean-Marie Kaseya Tshinyamba a profité de cette séquence pour adresser un message de responsabilité à l’ensemble des députés provinciaux.
«« En cas de dérapage, chacun répondra de ses actes et l’Assemblée ne pourra pas intervenir », a-t-il déclaré.»
Une mise en garde qui renvoie directement à la responsabilité individuelle des élus dans l’exercice de leurs fonctions et dans leurs actes posés en dehors comme dans le cadre de leur mandat.
Appel à préserver l’image de la province
Autre préoccupation exprimée par le président de l’organe délibérant : les campagnes de communication qu’il estime susceptibles de porter atteinte à l’image du Lualaba.
Sans détour, Jean-Marie Kaseya Tshinyamba a mis en garde les personnes qui, selon lui, recourent à des communicateurs qu’il qualifie de « véreux » pour ternir l’image de la province.
Derrière cette interpellation se profile une préoccupation institutionnelle : celle de la nécessité, pour les différents acteurs publics, de privilégier le débat responsable et de préserver l’image des institutions provinciales.
Cette déclaration intervient alors que les réseaux sociaux et les plateformes numériques occupent une place croissante dans la circulation de l’information et des prises de position publiques.
Une province relativement calme sur le plan sécuritaire
Abordant la situation sécuritaire, le président de l’Assemblée provinciale a estimé que le Lualaba demeure relativement calme.
Cette appréciation n’a toutefois pas empêché Jean-Marie Kaseya Tshinyamba de pointer certaines poches d’insécurité, particulièrement dans la ville de Kolwezi.
Il a notamment condamné le phénomène dénommé « Biongozi », présenté comme une source d’insécurité dans certains quartiers de la capitale provinciale.
Cette question sécuritaire demeure un sujet de préoccupation pour les autorités et les populations concernées, dans un contexte où la tranquillité publique constitue l’une des conditions nécessaires au développement des activités économiques et sociales.
Une session sous le signe de la responsabilité
Au-delà de la cérémonie protocolaire, le discours d’ouverture de Jean-Marie Kaseya Tshinyamba aura donc été marqué par un appel à la responsabilité.
Responsabilité des élus dans l’exercice de leur mandat, responsabilité individuelle face aux éventuels actes répréhensibles, mais également responsabilité collective dans la préservation de l’image et de la stabilité de la province.
La session budgétaire qui s’ouvre constitue, de ce point de vue, un moment important dans la vie institutionnelle du Lualaba.
L’Assemblée provinciale devra désormais reprendre son travail parlementaire, avec en toile de fond les enjeux budgétaires, les préoccupations de la population et le contrôle de l’action des institutions provinciales.
Le budget au rendez-vous
Si la séance solennelle d’ouverture était essentiellement consacrée au discours du président de l’Assemblée, la suite de la session devrait être dominée par les travaux parlementaires liés à l’exercice budgétaire.
Pour les élus provinciaux, l’enjeu sera de concilier les impératifs financiers de la province avec les priorités exprimées par la population.
À l’ouverture de cette nouvelle séquence parlementaire, Jean-Marie Kaseya Tshinyamba a, en tout cas, donné le ton : le débat institutionnel devra s’accompagner de responsabilité, de discipline et d’une attention constante aux préoccupations du Lualaba.
La session budgétaire est désormais ouverte. Place au travail parlementaire.
Mbn-Actu